Agriculture : Endettement, vies brisées, problème structurel

Plusieurs films récents, dont « Au nom de la terre » sorti en 2019, ont levé le voile sur la situation dramatique d’agriculteurs, entrés dans la spirale infernale de l’endettement et contraints à l’abandon de leur activité, voire poussés au suicide. Sujet longtemps tabou, le suicide chez les agriculteurs est davantage relayé et a oblige à une prise de conscience plus forte de la part des organisations agricoles et des pouvoirs publics. La mutualité sociale agricole avançait le chiffre d’un suicide tous les jours (dernier chiffre connu 2015) et l’Observatoire national du suicide relevait une « surmortalité statistique » par suicide des exploitants agricoles […]

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Municipales : 100% bio dans les cantines, c’est possible

Nombre de nos concitoyens exigent aujourd’hui une évolution substantielle des repas proposés aux enfants dans les cantines : des aliments sains, issus de l’agriculture biologique, produits localement, moins transformés. Les collectivités ou les gestionnaires des restaurants scolaires leur opposent souvent le coût trop important de tels produits ou encore des difficultés en matière d’approvisionnement en produits bio. À croire que l’équation est impossible entre le « bien manger » et la fourniture de repas à un tarif accessible. Aujourd’hui, si 85% des cantines des établissements scolaires servent quelques produits bio, ces produits ne représentent que 4,5% du volume de leurs achats. […]

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Cinéma : « Au nom de la terre », au nom de la vie

« Au nom de la terre » est un film à voir. Tiré d’une histoire vraie, celle du réalisateur Edouard Bergeon, contant celle de son père (incarné par Guillaume Canet) agriculteur qui s’est donné la mort à 45 ans dans son exploitation. Le film est d’ailleurs dédié à ces paysans qui chaque jour ou presque se suicident dans notre pays. […]

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Animal L’agro-industrie contre les animaux… et les hommes

Le productivisme a transformé les animaux en simple matière première ou en donnée négligeable. Pour satisfaire aux exigences d’un marché mondial, ses variations subites, chacune des composantes du monde est exploitée : environnement, sols, animaux, mais aussi producteurs·trices évidemment. Les animaux des élevages intensifs ne sont plus que de la marchandise, dont il faut tirer le plus possible, pour vendre le plus possible, en résumé : être profitable. Les fermes-usines s’agrandissent : 1 000 vaches, 20 000 cochons, 200 000 poulets. Cela implique une organisation du travail qui néglige la souffrance, répand des maladies par la promiscuité, et acte l’impossibilité matérielle de prendre […]

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EGalim : États-généraux de l’alimentation ou de l’agro-industrie ?

Lancés en grande pompe le 20 juillet par le gouvernement, les États généraux de l’alimentation doivent se poursuivre jusqu’à fin novembre. Belle initiative de démocratie ou arbre qui cache la forêt ? Une situation alarmante, des débats insuffisants La situation est alarmante. La filière agricole compte pour 165 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré par 400 000 entreprises agricoles. La filière agro-alimentaire, elle, concerne 835 000 entreprises pour 650 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Et pourtant, un agriculteur sur deux vit avec moins de 350 euros par mois. Ce fossé peut être résumé par le parcours d’une simple échalote : […]

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