La bascule qui vient

Le roi est nu, sans majorité à l’Assemblée. Ainsi en a décidé le vote-sanction des Français en infligeant une claque électorale à Macron. Mais ce n’est là que l’écume parlementaire d’une lame de fond ancienne. La réélection de Macron pouvait faire croire à une stabilisation politique mais le trompe l’œil n’aura tenu que quelques semaines. Le fond de l’air reste dégagiste. L’édifice néolibéral continue de s’effriter au point de vaciller. Trois faits l’éclairent : Macron, président le plus mal élu depuis Pompidou ; les trois partis ayant dirigé tous les gouvernements de la 5e République (PS-LR-LREM) cumulant péniblement un tiers des suffrages […]

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La marche du fascisme

L’imposture Emmanuel Macron a éclaté avec les tractations suivant les élections législatives. Le jeune président de 2017, se présentant comme le seul rempart contre le rassemblement national a fini la séquence des élections de 2022 en s’en faisant le tremplin. Au second tour le groupe Rassemblement national remporte un nombre considérable, sidérant, d’élus. Les ambiguïtés des candidats La République en Marche sont sans appel : ils ont fait élire des fascistes contre les candidats NUPES, singulièrement celles et ceux issus de la France Insoumise. Sans la cohérence de l’accord programmatique de la NUPES qui a prévu une structure pérenne, il serait […]

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Ne pas se fier aux évidences

Le Rassemblement national, parti historique de l’extrême droite française est entré en nombre à l’Assemblée Nationale. Ce que l’on pensait impossible sans un mode de scrutin proportionnel a pourtant eu lieu. Plutôt que de chercher à le marginaliser et à combattre fermement ses idées nauséabondes, Macron et ses amis l’ont subitement trouvé respectable. On se pince. Alors que les castors donneurs de leçons étaient nombreux au 2nd tour de la présidentielle, à exiger un soutien à Macron pour éviter l’accession au pouvoir de Le Pen, ils lui font maintenant la courte-échelle. Jusqu’à répéter que le RN est la première opposition […]

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Changement d’air !

La ficelle était un peu grosse : la macronie pensait réitérer le hold-up électoral de 2017. Il aurait fallu pour cela tout miser sur le vote utile au second tour, puis laisser la logique de la Vème République permettre que se dégage une vague de marcheurs, quels qu’ils soient, prêts de nouveau à voter en playmobiles. La nomination tardive du gouvernement, à quelques heures de l’ouverture de la campagne officielle, devait figer les débats et empêcher que s’expriment des alternatives politiques. Las ! le très bon score de l’union populaire au premier tour a permis une convergence programmatique pour les élections législatives […]

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Mettre le macronisme à la retraite !

Le pouvoir d’achat surplombe, à raison, la campagne législative. Mais l’électeur ferait bien de ne pas se laisser endormir par les trémolos macronistes à propos des retraites. Car le réveil serait brutal. M. Macron veut repousser l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Il envisagerait aussi un nouvel allongement de la durée de cotisation pour accéder à une retraite sans décote, au-delà des 43 annuités actuelles. La commission européenne pousse pour une nouvelle offensive : elle l’a encore écrit dans ses « recommandations » du 23 mai ! La question de la retraite est socialement centrale. Repousser […]

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Un gouvernement irresponsable

Les températures en Inde et au Pakistan ont atteint des records à peine entendables, dépassant les 50° dans certains endroits pendant plusieurs jours. En France, 22 départements sont menacés d’une sécheresse pour cet été, cette dernière étant possible sur l’ensemble du territoire de l’Hexagone. La question de l’eau est centrale, son cycle détermine non seulement l’accès à l’eau potable mais aussi la capacité à maintenir une agriculture soutenable. Ces jours-ci, il est également difficile de ne pas comprendre que le réchauffement de l’eau est incompatible avec le fonctionnement des centrales nucléaires, l’eau étant censé refroidir les réacteurs. Après le COVID […]

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Le scénario du troisième tour

Dans Le 18 brumaire, Marx commence par observer que « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la deuxième fois comme farce. » C’est le chemin que prend le début de la présidence d’Emmanuel Macron. Sa pseudo campagne électorale, sa communication bien rôdée a voulu nous vendre une saison deux, et en même temps un renouveau. Inquiet du risque d’un rejet dès les législatives, son service de communication fait comme si une troisième partie était déjà gagnée quand Jean-Luc Mélenchon […]

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NUPES : le souffle de la victoire

La formation de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale, est un acte politique majeur. Historique même par son ampleur et son contenu. Elle vient de loin. Elle marque un tournant dans l’histoire longue, actant la victoire idéologique de l’idée de rupture sociale, écologique et démocratique. C’est d’abord faire acte de 6e République dans la 5e. Refuser la soumission des élections législatives à la présidentielle, c’est refuser la monarchie présidentielle. Proposer « d’élire Mélenchon Premier ministre » c’est rendre le peuple souverain dans la définition de la politique de la nation et restaurer le parlement dans son rôle en République. La deuxième […]

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Le 3ème tour, un avant-gout de 6ème République

« 3ème au 1er tour, 1er au 3ème tour ». « Elisez-moi Premier Ministre ». Des slogans ? Un bon coup de com ? Non, une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir. Et une brèche ouverte au cœur de la 5ème République. Depuis 2002, la conjonction de l’instauration du quinquennat et de l’inversion des calendriers électoraux entre les présidentielles et les législatives ont conduit à un affaiblissement progressif de l’Assemblée nationale. De fait, les présidents de la République élus de 2002 à 2017 y ont bénéficié ensuite d’une large majorité. Cette logique poussée à son paroxysme s’est déployée au cours du premier quinquennat Macron, avec les […]

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Un second tour peut en cacher un autre

Le résultat du second tour est désormais connu. Emmanuel Macron, le président des riches, a battu Marine Le Pen, la candidate fasciste. Tous deux ont regroupé leurs forces conformément à l’équilibre du premier tour où les libéraux avaient reçu 11,4 millions de voix et l’extrême droite 11,3. Le sursaut républicain a eu lieu, il a été faible et ne constitue aucunement un blanc-seing à la politique de La République en Marche. Rien n’est définitif : Emmanuel Macron reste très mal avec environ 38% des suffrages des électeurs inscrits, contre 43,6% il y a 5 ans, et sa politique n’a reçu aucune […]

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