Un programme, une méthode, une équipe

A six mois de l’élection présidentielle, le paysage politique est éclaté comme rarement. Alors que la désignation des candidats des principales forces politiques est encore en cours, les débats et les questionnements autour des programmes sont quasi inexistants.

Plus exactement, ils se font selon la méthode bien connue maintenant des médias mainstream : le buzz. Les candidats s’essayent à lancer des propositions « phares », qui seraient leur signature pour marquer les esprits et attirer à eux les votes. Du marketing en somme, qui traite les électrices et les électeurs comme de simples consommateurs. Quel mépris de la démocratie et de la définition de la chose commune à l’heure des grands défis auxquels le pays doit faire face !

Ainsi Hidalgo s’est-elle pris les pieds dans le tapis sur la rémunération des enseignants, seule proposition connue largement à ce jour, et qui a déjà été modifiée plusieurs fois. Ainsi Pécresse présente-elle ses mesures pour l’éducation sans que l’on sache dans quel contexte et pour quel projet de société. Ainsi Jadot annonce-t-il des nationalisations temporaires au gré d’une visite d’usine : comment ? dans quelle stratégie globale ?  

A l’inverse, la stratégie de l’Union populaire est bien de travailler un programme qui soit un projet de société complet, construit avec le peuple et objet et sujet de discussions approfondies.

La convention de l’Union populaire a été le moment de présentation du programme l’Avenir en commun actualisé. Il est un ensemble cohérent dans sa globalité, qui tire sa force de son existence depuis cinq ans et donc de son amélioration constante. Non seulement enrichi de 4 ans de mandats parlementaires nationaux et européens qui ont permis d’affiner les propositions, de les traduire en textes de lois et de les rendre donc immédiatement applicables.

Mais aussi de contributions multiples des citoyens ou des associations et syndicats qui ont bien voulu s’y intéresser. Cette méthode d’aller-retour permanent entre le peuple et les prises de position de la France insoumise a été éprouvée à l’Assemblée Nationale comme l’a présenté la nouvelle présidente du groupe Mathilde Panot lors d’une récente conférence de presse. Faire entrer le peuple dans l’Assemblée Nationale, en relayant les luttes, en illustrant concrètement les textes parfois très techniques qui y sont débattus. Et faire sortir l’Assemblée Nationale de ses murs, par le relai sur les réseaux des prises de paroles dans l’hémicycle.

Cette volonté d’impliquer le peuple à chaque étape se traduit notamment dans la volonté de convocation d’une assemblée constituante et de passage à une 6ème République. Mais c’est de manière générale une philosophie d’exercice du pouvoir. Et c’est pour cela que la mise en discussion du programme l’Avenir en commun pour qu’il soit connu et approprié par le plus grand nombre est la priorité dorénavant.

Tout ce travail en profondeur est animé par une équipe diverse et aguerrie à la lutte sociale comme à l’exercice de traduction institutionnelle de ce programme. Elle est prête à le mettre en œuvre le moment venu.

Claire Mazin

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